Scaër et ses 5 180 habitants se trouvent à l'est du Finistère, à 28 kilomètres de Quimper, sur un plateau bordé par la forêt de Coatloc'h et traversé par l'Isole et le Ster Goz. C'est l'intérieur breton, avec une pluviométrie supérieure à celle de la côte, des hivers plus froids et des sols schisteux et argileux qui drainent mal. La commune garde un bourg de maisons en granite, un passé industriel avec ses anciennes maisons ouvrières, et une vaste campagne de fermes.
La première cause de désordre est le terrain. Les sols argileux du secteur retiennent l'eau pendant des semaines après un épisode pluvieux. Les maisons construites sur ces sols, sans drainage ou avec un drainage colmaté, ont un pied de mur constamment humide. L'eau monte ensuite par capillarité dans les moellons de granite ou de schiste, qui n'ont aucune arase étanche. Le signe classique est une auréole horizontale stable, plus haute sur les murs nord et ouest, avec des enduits qui se délitent.
Le bâti ouvrier du bourg, briques et pierres des années 1900 à 1930, ajoute une difficulté : des caves semi-enterrées et des murs mitoyens que l'on ne peut traiter que de l'intérieur. Nous y injectons la barrière de résine dans le mur mitoyen depuis la pièce accessible, puis nous reprenons le bas des parois avec un enduit d'assainissement. Pour les caves dont le sol est sous le niveau du terrain, le cuvelage hydrofuge reste la seule réponse durable.
Les longères en lisière de forêt souffrent d'un autre mal : l'ombre permanente et un environnement très humide qui empêche les façades de sécher. Mousses, algues, murs froids, moisissures intérieures sur les cloisons nord. Une injection ne réglera rien si le mur ne peut jamais sécher. Nous traitons alors l'environnement immédiat, dégagement du pied de mur, drainage, ventilation intérieure, et le diagnostic gratuit sert à hiérarchiser ces interventions plutôt qu'à tout vendre en même temps.