À une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Quimper, Douarnenez rassemble 14 000 habitants sur un relief peu commode : la ville dévale vers le port du Rosmeur, remonte sur Ploaré, s'étale sur Tréboul de l'autre côté du Port-Rhu et redescend sur Pouldavid au fond de l'estuaire. Ce dénivelé commande tout. L'eau de pluie, abondante ici avec plus de 1 100 millimètres par an, ruisselle le long des pentes et vient buter contre les maisons construites en contrebas des rues.
Le bâti porte encore l'histoire de la sardine. Les maisons ouvrières des conserveries, montées en moellons de granite et de grès, alignent leurs pignons sans aucune coupure de capillarité, souvent avec un rez-de-chaussée à demi enterré du côté amont. L'eau du terrain y monte dans les murs et ressort en auréoles à hauteur de plinthe. L'injection d'une barrière de résine règle la cause, mais elle ne vaut qu'accompagnée d'une reprise des enduits : nous déposons systématiquement les ciments posés dans les années 1970, qui piègent l'humidité derrière eux.
Sur les maisons du Rosmeur et des Plomarc'h, la question est plutôt celle des murs enterrés côté rue. Une cave ou une buanderie adossée au talus reçoit la pression de l'eau de ruissellement à chaque épisode pluvieux. Deux réponses selon la configuration : un drainage périphérique quand l'accès extérieur le permet, un cuvelage intérieur quand la maison est mitoyenne des deux côtés, ce qui est la règle dans les ruelles du port. Nous mesurons la hauteur d'eau avant de trancher.
Tréboul et les lotissements des années 1980 relèvent d'un autre diagnostic. Bien isolés, souvent équipés d'une VMC hors service ou débranchée, ils condensent : buée permanente, taches noires aux angles nord, linge qui ne sèche pas. Traiter cela par injection serait une dépense inutile, nous le disons franchement. Le diagnostic gratuit sur place mesure l'humidité des murs au testeur et l'hygrométrie de l'air, ce qui suffit à séparer les deux familles de désordres avant devis.