Morlaix, 15 200 habitants, s'est construite au fond d'une vallée si étroite qu'il a fallu un viaduc de 62 mètres pour la franchir. La ville est à 70 kilomètres de Quimper et nous y intervenons sur devis, pour les chantiers de traitement de l'humidité. Trois données commandent le diagnostic morlaisien : un fond de vallée où la rivière subit encore la marée, des coteaux très raides de part et d'autre, et un centre ancien exceptionnellement riche en bâti à pans de bois.
Les maisons du centre historique, dont les fameuses maisons à pondalez, mêlent pans de bois, torchis et soubassements de granite. Ce bâti supporte très mal les traitements modernes. Un enduit ciment ou une peinture filmogène sur un soubassement de pierre bloque l'évaporation et déporte l'humidité vers les bois de structure, ce qui est le début d'un problème beaucoup plus grave qu'une tache sur un mur. Nous travaillons ici exclusivement en matériaux perméables, chaux et sables locaux, et nous déposons ce qui bloque le séchage avant toute autre intervention.
Dans les rues basses et sur les quais, le niveau du sol est proche de celui de la rivière et les caves se mettent en charge l'hiver. Traiter cela par injection capillaire n'a pas de sens : l'eau pousse par le sol. Le cuvelage hydrofuge, après colmatage des points d'entrée, avec pompe de relevage quand la mise en charge est saisonnière, reste la réponse durable. Nous posons des témoins sur plusieurs semaines quand le doute existe sur la hauteur réelle atteinte par l'eau.
Les coteaux de Sainte-Mélaine et des versants ajoutent le ruissellement. Les pentes sont fortes, les jardins en terrasse retiennent l'eau et les murs de soutènement déversent contre les maçonneries en contrebas. Drainage périphérique, reprise des collectes d'eaux pluviales, parfois une simple remise en état de gouttières suffisent à changer la situation. Notre diagnostic gratuit chiffre l'humidité à plusieurs hauteurs de mur : c'est ce relevé, et non une impression visuelle, qui dit quel traitement morlaisien est justifié.