Penmarc'h aligne ses 5 500 habitants sur la pointe la plus exposée du pays bigouden, entre le port de Saint-Guénolé, celui de Kérity et le phare d'Eckmühl. Nous y intervenons à une demi-heure de Quimper par la RD785. Aucune commune de notre secteur ne subit un climat plus dur : vents d'ouest permanents, pluie portée à l'horizontale, embruns qui remontent jusqu'au bourg les jours de coup de vent. Le bâti local en tient compte depuis toujours, maisons basses, murs épais, ouvertures réduites au nord-ouest.
La conséquence la plus fréquente est l'humidité par la façade, et non par le sol. Une pluie battante poussée à 100 kilomètres par heure traverse un enduit fissuré ou un joint creusé, charge les 30 premiers centimètres de la maçonnerie et ressort à l'intérieur en taches diffuses, parfois à un mètre cinquante de hauteur. Cette humidité de pénétration ne se traite pas par injection au pied du mur : elle demande une reprise des joints, un hydrofuge de surface respirant et parfois une reprise complète de l'enduit extérieur.
Vient ensuite le sel, omniprésent à Saint-Guénolé et à Kérity. Les chlorures marins imprègnent les murs de bord de quai et captent l'humidité de l'air en continu. Ils font éclater les enduits ciment, mangent les peintures et laissent des cristaux blancs bien visibles. Le traitement qui tient dans ce contexte est toujours le même : dépose du ciment, brossage, neutralisant de sels en deux passes, enduit d'assainissement à la chaux. Nous refusons de reposer un ciment sur ces murs, il ne durerait pas trois hivers.
Le troisième point à surveiller concerne les rez-de-chaussée proches des ports, où le sol est à faible altitude et la nappe salée. Une remontée capillaire y charge le mur d'eau et de sels à la fois. L'injection d'une barrière de résine reste utile, à condition d'être suivie d'un traitement des sels, sinon le mur ressort en surface. Notre diagnostic gratuit sur place vise justement à identifier lequel de ces trois mécanismes penmarchais domine chez vous, souvent deux à la fois.