Troisième port de pêche français, Concarneau et ses 20 800 habitants s'étirent sur 18 kilomètres de littoral, de la Ville Close et de ses remparts jusqu'aux plages du Cabellou, en passant par Lanriec et le Passage. Nous y intervenons depuis Quimper, à vingt minutes par la RD783. L'habitat concarnois se lit en trois couches : les maisons de pêcheurs en granite serrées autour du port, les villas balnéaires de la fin du XIXe siècle vers les Sables Blancs, et le pavillonnaire d'après-guerre sur les hauteurs de Kerandon et de Beuzec.
Le premier facteur local n'est pas la pluie, c'est le sel. L'air marin dépose en continu des chlorures sur les façades exposées au sud et à l'ouest. Ces sels sont hygroscopiques : ils captent l'humidité de l'air et la retiennent dans la maçonnerie, ce qui entretient des murs frais même par temps sec. Sur les maisons de la Ville Close et du quai d'Aiguillon, ils ressortent en voiles blancs et en cristaux qui font éclater les enduits. Un brossage seul ne règle rien : nous appliquons un neutralisant de sels puis un enduit d'assainissement à la chaux, capable de laisser le mur sécher vers l'extérieur.
Le second facteur est le niveau de l'eau. Les caves et rez-de-chaussée du quartier du port et du Passage se trouvent à quelques dizaines de centimètres au-dessus du zéro des cartes marines, et la nappe littorale monte avec les grandes marées. Un cuvelage hydrofuge, complété si besoin d'une pompe de relevage dans un regard, tient là où une simple peinture d'étanchéité cloque en un hiver. Sur les maisons de pêcheurs sans coupure de capillarité, nous coupons d'abord la remontée par injection d'une barrière de résine, avant toute reprise de plâtre.
Reste le cas des résidences fermées d'octobre à avril, nombreuses au Cabellou et aux Sables Blancs. Une maison inoccupée et non ventilée accumule la vapeur d'eau des murs et la condense sur les parois froides : les propriétaires retrouvent des moisissures noires au retour, sans aucune fuite. Une ventilation par insufflation réglée sur un débit d'entretien suffit le plus souvent. Notre diagnostic gratuit tranche entre ces trois causes avant de chiffrer quoi que ce soit, et c'est le sens de la visite : à Concarneau, se tromper de traitement coûte cher pour rien.