Hennebont et ses 15 900 habitants se serrent dans la vallée du Blavet, à 65 kilomètres de Quimper, là où la rivière cesse d'être navigable et où la marée s'arrête. Nous y intervenons sur devis. La topographie est franche : un fond de vallée étroit, une ville close perchée sur son éperon, des coteaux raides de part et d'autre. Chacune de ces trois situations produit un désordre d'humidité différent, et le diagnostic commence par situer la maison dans ce relief.
Les maisons du fond de vallée, près des quais et du pont, ont un sol proche du niveau de la rivière. Leurs caves prennent l'eau en hiver, par le sol et par les jonctions, plus qu'elles ne l'absorbent par les murs. Le cuvelage hydrofuge, précédé du traitement des points d'entrée et complété d'une pompe de relevage quand la mise en charge est saisonnière, est la réponse qui tient. Les produits d'étanchéité appliqués en peinture, fréquents dans ce quartier, se décollent sous la pression en un ou deux hivers.
La ville close et le centre ancien alignent des maçonneries en granite et en schiste, épaisses, sans arase étanche, souvent mitoyennes des deux côtés. La remontée capillaire y est la pathologie dominante et ne peut se traiter que depuis l'intérieur. Nous injectons la barrière de résine dans les murs mitoyens depuis la pièce accessible, à un pas régulier, puis nous reprenons le bas des parois avec un enduit d'assainissement à la chaux. Les enduits ciment posés au XXe siècle sont systématiquement déposés.
Sur les coteaux, vers Saint-Caradec et Kerbihan, c'est le ruissellement qui charge les maisons construites en contrebas, avec des murs enterrés qui reçoivent l'eau de la pente à chaque épisode pluvieux. Un drainage périphérique et une reprise de l'étanchéité de la paroi enterrée soulagent la maçonnerie. Notre visite de diagnostic est gratuite et sert à hiérarchiser : traiter le mur avant d'avoir détourné l'eau du terrain revient à traiter un symptôme.