Plonéour-Lanvern rassemble 6 450 habitants sur le plateau agricole bigouden, à l'écart du littoral, entre Pont-l'Abbé et la baie d'Audierne. La commune est née de la réunion de deux paroisses, Plonéour et Lanvern, et son territoire reste largement agricole : fermes, penty de pierre, longères, avec une couronne de lotissements récents autour du bourg. Nous y intervenons à une vingtaine de minutes de Quimper. Le sol, ici, compte autant que la maçonnerie.
Les terres du plateau sont limoneuses et peu perméables. Après les pluies d'automne, l'eau ne s'infiltre pas vite : elle s'accumule dans les 40 premiers centimètres et stagne contre les fondations. Les maisons anciennes, posées sans semelle ni arase étanche sur ce terrain, pompent alors en continu. Le désordre se voit d'abord au bas des murs nord, sur la paroi la moins ensoleillée, avec des enduits qui se pulvérisent sous le doigt et du salpêtre en bordure de plinthe.
Deux interventions se complètent dans ce contexte. Le drainage périphérique évacue l'eau du terrain avant qu'elle ne charge la maçonnerie, et l'injection d'une barrière de résine coupe la remontée dans les pierres. Nous commençons par le terrain quand l'accès extérieur le permet : injecter un mur dont le pied reste immergé revient à écoper un bateau sans boucher la voie d'eau. Les enduits sont ensuite repris à la chaux, jamais au ciment, sur les murs de moellons.
Le second dossier plonéouriste, c'est la dépendance reconvertie. Crèche, cellier, grange, remise transformée en chambre ou en bureau : ces volumes n'ont jamais eu de dalle isolée du sol ni de ventilation. La pierre est humide au pied, l'air ne bouge pas, les moisissures s'installent au premier hiver chauffé. Nous traitons ces cas en trois temps, coupure de la remontée, séchage réel, puis ventilation mécanique. Le diagnostic gratuit sur place détermine l'ordre et les hauteurs à traiter.