Lanester, 23 300 habitants, occupe la presqu'île entre le Blavet et le Scorff, face à Lorient, à 63 kilomètres de Quimper. Nous y intervenons sur devis pour les chantiers d'humidité. La commune s'est construite avec l'arsenal : cités ouvrières, logements de fonction, lotissements d'après-guerre, puis pavillonnaire des années 1960 à 1980. Ce parc, homogène par tranches, présente des désordres très reconnaissables d'un quartier à l'autre.
Le premier paramètre est l'altitude. Une grande partie du territoire est basse, proche du niveau des deux rivières, dont le régime est influencé par la marée jusqu'aux ponts. Les fondations des maisons bâties dans ces secteurs baignent dans un sol souvent saturé en hiver. Les remontées capillaires y sont la règle plutôt que l'exception sur le bâti d'avant 1950, qui n'a pas d'arase étanche. Nous les coupons par injection d'une barrière de résine, puis nous reprenons le bas des murs en enduit d'assainissement.
Les cités ouvrières et les logements collectifs des années 1950 ajoutent la question des matériaux. Briques, parpaings de mâchefer, enduits ciment : ces murs conduisent l'humidité et supportent mal les doublages étanches posés lors des rénovations thermiques. Nous voyons régulièrement des isolants collés gorgés d'eau derrière des plaques de plâtre intactes en apparence. La dépose fait alors partie du traitement, et la reprise se fait avec des matériaux perméables à la vapeur.
Dans le pavillonnaire, le dossier dominant est celui du sous-sol et du garage semi-enterré, très fréquents ici. Drain d'origine colmaté, absence d'étanchéité sur la paroi enterrée, sol mal drainé : le mur suinte en hiver et le sol reste marqué. Selon la hauteur d'eau relevée, nous reprenons le drainage extérieur ou nous cuvelons l'intérieur. Le diagnostic gratuit sur place, avec mesure au testeur, sert précisément à trancher entre les deux plutôt qu'à proposer les deux.