Briec, 5 800 habitants à treize kilomètres au nord de Quimper, occupe le haut bassin de l'Odet, avec un bourg posé sur un replat et des vallons qui descendent vers la rivière. La commune, agrandie de Landudal et de Garsalec, garde un tissu rural dense de fermes et de longères, doublé de lotissements construits entre 1975 et 2000. Nous y sommes en un quart d'heure. Le relief y crée deux situations très différentes selon qu'on habite le plateau ou le fond de vallon.
Dans les fonds, près de l'Odet et de ses affluents, la nappe est proche de la surface et le sol reste saturé une bonne partie de l'année. Les longères bâties là, sans arase étanche et parfois à demi encastrées dans le talus, pompent l'eau du terrain. Le mur amont est toujours le plus touché : auréole haute, plâtres qui tombent, odeur de cave dans la pièce adjacente. Nous y associons un drainage quand l'extérieur est accessible et une injection de résine côté intérieur.
Sur les lotissements du plateau, le problème typique est le sous-sol semi-enterré, très répandu dans les pavillons briécois des années 1980. Creusé dans une pente argileuse, sans drain ou avec un drain colmaté depuis trente ans, il reçoit la pression de l'eau de ruissellement. Les murs suintent en hiver, le sol laisse des traces humides, le garage sent le renfermé. Selon la hauteur d'eau mesurée, nous reprenons le drainage extérieur ou nous mettons la pièce en cuve par cuvelage hydrofuge.
Le troisième cas briécois est celui des longères rénovées où la ventilation a été oubliée. Fenêtres changées, combles isolés, cheminée bouchée : l'air ne se renouvelle plus, l'humidité produite par les occupants se dépose sur les murs froids et noircit les angles. Un traitement lourd serait hors sujet. Nous mesurons l'hygrométrie et l'humidité des maçonneries avant de conclure, et le diagnostic reste gratuit, y compris quand il aboutit à une solution simple.