Fouesnant compte 10 400 habitants l'hiver et bien davantage en août : la commune aligne 17 kilomètres de côte, du Cap-Coz à la pointe de Mousterlin, et un parc de résidences secondaires considérable. Nous y venons de Quimper en vingt minutes. Cette saisonnalité est la première donnée technique du diagnostic local. Une maison chauffée quatre semaines par an et fermée le reste du temps se comporte comme un thermos humide, et ses désordres n'ont rien à voir avec ceux d'une longère habitée toute l'année.
À Beg-Meil et au Cap-Coz, nous voyons surtout de la condensation. Volets clos, aucune ventilation en service, air chargé par la proximité de la mer : la vapeur se dépose sur les murs froids, les moisissures s'installent derrière les armoires et le long des plinthes du côté nord. Le propriétaire découvre les taches à son arrivée de printemps et croit à une infiltration. Une ventilation par insufflation, réglée sur un débit réduit hors saison, règle la plupart de ces cas sans toucher à la maçonnerie.
Mousterlin relève d'une autre logique. Le secteur est construit derrière un cordon dunaire, sur un terrain plat et bas où la nappe affleure à moins d'un mètre en hiver, avec le polder et les marais juste derrière. Les vides sanitaires y prennent l'eau, les dalles remontent l'humidité et les murs de soubassement restent gorgés. Le drainage périphérique, associé à une ventilation réelle du vide sanitaire, y donne de meilleurs résultats qu'une injection dans un mur dont le pied baigne.
Dans le bourg et vers Pen-an-Cap, le bâti ancien en granite pose la question classique des remontées capillaires : pas de coupure sous les murs, enduits ciment posés dans les années 1980, salpêtre au bas des cloisons. Nous traitons par injection de résine puis reprise à la chaux, dans cet ordre et en respectant le temps de séchage. Le diagnostic gratuit détermine à quelle des trois familles fouesnantaises votre maison appartient, ce qui évite de payer un traitement qui ne correspond pas au problème.