Lorient rassemble 58 300 habitants à la confluence du Scorff et du Blavet, à 60 kilomètres de Quimper par la RN165. Nous descendons sur le pays lorientais pour les chantiers de traitement de l'humidité, sur rendez-vous. Comme Brest, la ville a été rasée en 1943 et rebâtie dans les années 1950 : son centre est en béton, ses quartiers périphériques sont plus anciens, et les deux familles de bâti ne présentent pas les mêmes pathologies.
Dans le centre reconstruit et à la Nouvelle Ville, nous voyons surtout de la condensation. Le béton banché conduit le froid, les ponts thermiques au nez de dalle et aux appuis de fenêtre créent des surfaces froides, et les ventilations d'origine ont souvent été neutralisées au moment du remplacement des menuiseries. La vapeur produite par la cuisine, la douche et le séchage du linge se dépose sur ces points froids. Un traitement de maçonnerie n'y changerait rien : il faut rétablir un renouvellement d'air, par insufflation ou VMC hygroréglable, et reprendre les zones moisies avec un produit fongicide puis une peinture perméable.
Keryado, Kerentrech et Merville présentent un bâti plus ancien, maisons de ville et pavillons d'avant-guerre en pierre ou en brique, dont les murs n'ont pas d'arase étanche. Les remontées capillaires y sont franches, avec l'auréole horizontale caractéristique et le salpêtre en pied de cloison. L'injection d'une barrière de résine, suivie d'une reprise en enduit d'assainissement, reste le traitement de référence. Nous déposons au préalable tout enduit ciment, qui bloque le séchage du mur.
Les quartiers bas, proches du Ter, du Scorff et des bassins, ajoutent la question du niveau d'eau. Les caves et sous-sols y sont parfois sous le niveau de la nappe, influencée par la marée dans les parties les plus proches des rades. Le cuvelage hydrofuge avec pompe de relevage est alors la seule réponse durable. Notre diagnostic gratuit mesure l'humidité des murs et l'hygrométrie de l'air avant tout devis : entre une condensation et une remontée, la facture n'a rien à voir.