À une trentaine de kilomètres au nord de Quimper, Châteaulin s'est bâtie dans le fond encaissé de la vallée de l'Aulne, la rivière traversant la ville en son cœur. Ses quelque 5 000 Châteaulinois habitent un centre resserré de maisons de ville, des quais qui longent l'eau et des coteaux qui grimpent de part et d'autre. Cette position, au ras de l'Aulne canalisée, fait de la gestion de l'eau la question centrale de l'humidité du bâti local.
Les caves et rez-de-chaussée des maisons proches des quais se retrouvent régulièrement sous le niveau de la rivière, surtout lors des crues d'hiver et des grandes marées qui remontent l'estuaire. L'eau pousse alors par le sol et le bas des murs. Le cuvelage, qui met la pièce en cuve étanche de l'intérieur, associé si besoin à une pompe de relevage, est le traitement adapté à ces sous-sols que la nappe vient chercher plusieurs fois par an.
Le bâti ancien de Châteaulin mêle granite et schiste, une pierre feuilletée qui absorbe volontiers l'eau. Dans les maisons de ville sans coupure de capillarité, les remontées grimpent dans les murs mitoyens et se traduisent par du salpêtre et des enduits qui cloquent au rez-de-chaussée. Nous y répondons par l'injection d'une barrière étanche et la reprise des enduits en chaux. Sur les coteaux, à l'inverse, ce sont les eaux de ruissellement dévalant la pente qui chargent les fondations des maisons en contrebas, et le drainage périphérique prend le relais.
Intervenir à Châteaulin suppose de bien lire le régime de l'Aulne : distinguer une remontée capillaire permanente d'une mise en charge saisonnière par la rivière change tout au traitement. Nous prenons ce paramètre en compte dès le diagnostic, du centre aux quais et au quartier de Saint-Idunet, pour proposer une solution qui tienne aussi les hivers pluvieux. Ce diagnostic reste gratuit et sans engagement.